Pourquoi cet article ?

Mon parcours m’a conduite à rechercher une alimentation saine pour lutter contre l’état inflammatoire de ma peau

Au cours de ces 2 années, je me suis rendue compte que sur le chemin de la recherche d’une nutrition saine, se trouvent :

  • des modes,
  • des « gourous »,
  • des fausses pistes,

autant de pièges alimentaires, qui parfois peuvent faire plus de mal que de bien.

Cet article est dédié à partager les fausses pistes potentielles afin de vous en préserver. Il est assez long car les pièges sont malheureusement plus nombreux qu’on ne le croit !!

Je vous livre le résultat de fausses pistes potentielles issues de mes deux années de recherche d’équilibre nutritionnel et de lectures approfondies en matière de nutrition, desquelles je retiens in fine notamment les approches de Robert Masson, naturopathe expérimenté (50 ans d’expérience) et Taty Lauwers, experte en nutrition auto-didacte (20 ans d’expérimentation et développement d’une approche d’audit nutritionnel)., qui tous deux préconisent des approches équilibrées en matière d’alimentation.

Ma préconisation : garder votre esprit critique et fuyez toute approche non équilibrée.

Pour ceux qui sont pressés et qui ne voudraient pas tout lire, je liste les 10 pièges alimentaires que je reprends ensuite en détail dans la suite de l’article.

  • N°1 : penser qu’une alimentation vegan va résoudre vos problèmes de peau
  • N°2 : substituer le gluten par des produits industriels
  • N°3 : multiplier les grignotages de « bons aliments »
  • N°4 : manger trop de fibres
  • N°5 : ne pas manger assez de protéines
  • N°6 : ne pas manger assez de « bon » gras
  • N°7 : prendre de mauvais substituts de sucre
  • N°8  : cumuler trop de contraintes
  • N°9 : ne plus se faire plaisir en mangeant
  • N°10 : penser qu’il existe une vérité absolue qui convient à tout le monde

 

Piège N°1 : penser qu’une alimentation vegan va résoudre vos problèmes de peau

C’est une des nombreuses promesses de certains vegan. Que des fruits et des légumes, crus de préférence, agrémentés d’oléagineux et de graines germées et votre santé sera optimale, plus de problème d’aucune sorte et une peau resplendissante !!! Là je dis ATTENTION…

Cette alimentation est complètement carencée en féculents et en protéines. La perte de poids est de 5 à 10kg la première année et se poursuit les années suivantes, à hauteur de 1 à 3kg. Des signes de fatigue ou d’autres problèmes peuvent apparaître avec le temps liés aux carences de l’organisme à qui l’on a infligé ce régime.

Au début du changement alimentaire, des améliorations peuvent certes apparaître sur la peau, ces améliorations, consécutives à la détoxification de votre corps, ne seront sans doute que transitoires, car si elle se poursuit, cette alimentation complètement carencée met le corps en danger et les carences alimentaires se répercuteront tôt ou tard sur la peau.

Mon conseil : vous pouvez dans certains cas l’essayer sous forme de cure d’une semaine mais en aucun cas il n’est souhaitable d’en faire un mode d’alimentation.

 

Piège N°2 : substituer le gluten par des produits industriels

Une intolérance au gluten peut être un facteur aggravant dans un problème de peau. Il est dès lors possible d’avoir recours à un régime sans gluten et de se retrouver alors à acheter des produits industriels que l’on nous propose en magasin bio ou non aux rayons sans gluten.

Ces produits sont hélas souvent eux-mêmes constitués de nombre de composants (amidons modifiés, fécule de pomme de terre, huiles raffinées, …) qui ne seront pas forcément bénéfiques pour votre corps et donc pour votre peau in fine.

Mon conseil : si vous êtes dans le cas d’une intolérance au gluten, partez sur des substituts au gluten que vous achèterez le moins transformé possible et que vous cuisinerez vous-même (sarrasin, quinoa, riz, pommes de terre, …). Variez ces substituts afin de ne pas manger toujours la même chose. A un moment donné réintroduisez le gluten pour voir comment vous réagissez, en commençant par les pâtes au blé dur, puis par le pain au levain.

 

Piège N°3 : multiplier les grignotages de « bons aliments »

Un des pièges classiques est de se retrouver avec une liste d’aliments autorisés et une liste d’aliments non autorisés et ce de façon stricte. Au plus on cumule de contraintes dans un mode alimentaire et au plus cette liste d’aliments autorisés sera courte…Si en plus vous avez supprimé trop de féculents et trop de protéines, vous aurez inmanquablement faim…et vous vous multiplierez le nombre de prises alimentaires.

Cette approche est un remède pire que le mal. Les grignotages ont un effet inflammatoire. La digestion précédente n’est pas terminée que l’on re-mange…L’organisme programme alors la nouvelle digestion (même si la nouvelle prise est faible en quantité) alors qu’il faudrait attendre la fin de la précédente.

Mon conseil : ne pas dépasser 4 prises alimentaires par jour.

 

Piège N°4 : manger trop de fibres

Multiplier du jour au lendemain les fruits, légumes crus ou cuits, céréales complètes lorsque l’on avait l’habitude du pain plan, des pâtes blanches, des biscuits et des céréales raffinées peut  irriter les intestins, entraîner des diarrhées et vous donner des symptômes du colon irrité.

Mon conseil : vérifier si vous mangez assez de protéines et réintroduisez des céréales raffinées. Un apport trop faible en protéines ne serait pas suffisamment rassasiant. Parfois, simplement en augmentant les protéines (dans les proportions préconisées en nutrition : une part de protéines midi et soir), on régule ce problème. En effet, rassasié par les protéines, vous diminuez naturellement les apports en fibres au travers des fruits et céréales complètes. Si vous pensez consommer trop de fibres, réintroduire des céréales blanches.

 

Piège N°5 : ne pas manger assez de protéines

A force d’entendre que la viande rouge est mauvaise pour la santé, de voir des videos d’animaux maltraités dans les abattoirs, le risque est de limiter voire de supprimer la viande sans augmenter ses autres apports protéiques. Ensuite savoir si des combinaisons féculents + légumineuses peuvent apporter un apport protéique suffisant est un débat d’experts… je ne suis pas qualifiée pour avoir un avis sur le sujet. Dans ses livres, notamment « Diététique de l’expérience », Robert Masson, naturopathe, explique que les acides aminés sont assimilés à la hauteur du plus faible présent, or une association  féculents + légumineuses va avoir certains acides aminés présents à un taux très faible, et donc selon Robert Masson, une assimilation des protéines globalement faible. Les amino-acides des légumineuses ne seraient également pas bio-disponibles car enfermés dans des enveloppes non digestes par nos enzymes.

Mon conseil : Variez vos apports de protéines (sans exclure la viande rouge sauf à ce que vous ne la supportiez pas ou que vous soyez végétarien…) Veiller à un apport de protéines 2 fois par jour en phase avec les recommandations nutritionnelles, soit pour un adulte de 60 à 80kg  de 120 à 150g de poisson, viande ou de fruits de mer ou 2 oeufs. Si vous n’êtes pas intolérant au lactose et/ou si vous ne souffrez pas d’acné vous pouvez alterner vos apports protéiques avec du fromage au lait cru. en revanche si vous êtes intolérants au lactose et végétarien, vos apports protéiques risquent d’être insuffisants.

 

Piège N°6 : ne pas manger assez de « bon » gras

La mode des régimes light a mis à tort un discrédit sur le gras. Or, les BONNES graisses sont nécessaires pour le bon fonctionnement de notre corps et de nos hormones entre autre. Et l’équilibre hormonal est important en cas de rosacée, de même qu’en cas d’acné (certaines acné étant des acné hormonales).

Les bonnes graisses sont principalement les huiles vierges extraites à froid, le beurre cru (ou le ghee pour ceux qui ne tolèrent pas le lactose) et l’huile de coco.

Mon conseil : ne vous privez pas de « bon gras ». Vous ne grossirez pas. Veillez notamment à l’équilibre entre les acides gras (omega 3/omega 6, rapport préconisé 1 pour 3) et vérifiez que vous n’êtes pas en carence d’acide gamma-linolénique (que vous trouverez dans l’huile d’onagre) dont la carence est parfois observée en cas d’acné.

 

Piège N°7 : prendre de mauvais substituts de sucre

Dans la recherche d’une alimentation saine, je ne parlerai naturellement pas de l’aspartam, je pense que la question est réglée : c’est un ingrédient à fuir ! Je parlerais donc du sirop d’agave et du fructose. Le sirop d’agave est riche en fructose (index glycémique 100) et donc au top des aliments à index glycémique élevés qui sont déconseillés en cas d’acné. Par ailleurs les aliments à index glycémiques élevés pouvant être pro-inflammatoire, j’éviterais également le sirop d’agave en cas de rosacée. Quant à la stevia, ce ne serait pas un problème si c’était de la Stevia pure…. mais contrairement à ce que le nom de certaines marques peuvent laisser entendre, la stevia n’est souvent pas pure, en lisant bien la composition : on trouve majoritairement de l’erytritol (qui peut donner de fortes diarrhées) sans parler de conservateurs controversés.

Mon conseil : Utilisez du sucre complet brut (à ne pas confondre avec du sucre roux qui est du sucre raffiné recoloré) ou du sucre de coco. Si vous utilisez du sucre « normal » blanc ou roux donc, consommez le au travers d’un dessert que vous prendrez en fin du repas de midi ou du repas du soir. L’index glycémique du sucre ingéré en fin de repas aura d’un point de vue métabolisme un index glycémique plus bas que celui qu’il n’a réellement. Vous pouvez aussi essayer le xylitol si vous le supportez (il est en général très bien supporté, en revanche on en trouve encore assez peu en France)

 

Piège N°8  cumuler trop de contraintes

A trop vouloir bien faire on ne peut plus rien manger et l’on ne sait plus que faire !!

Mon conseil : Acheter des aliments le moins transformés possible et cuisinez-les vous-même, mangez équilibré en consommant suffisamment de protéines, de féculents, de crudités, en consommant les fruits vers 17h/17h30, et en dégustant vos aliments avec plaisir. Essayez de détecter vos réactions face à votre alimentation et tenez-en compte pour la confection des repas suivants.

 

Piège N°9 : ne plus se faire plaisir en mangeant

Conservez les aliments et les plats que vous aimez. Le plaisir gustatif est important pour le bien-être en général.

Mon conseil : Consommez les aliments sucrés en fin de repas le midi ou le soir et non entre les repas.

 

Piège N°10 : penser qu’il existe une vérité absolue qui convient à tout le monde

De la même façon que nous sommes tous différents, il n’y a pas une vérité absolue en matière de nutrition :

  • certains métabolisent bien le gluten, d’autres non
  • certains métabolisent bien les fruits à tout moment de la journée, d’autres non,
  • certains métabolisent bien le lactose, d’autres non
  • etc…etc…

Il faut donc tâtonner pour trouver le mode d’alimentation sain et équilibré qui nous convient le mieux…

En alimentation comme en psychologie il peut parfois être utile de se faire aider. Dans ce cas choisissez un coach, nutritionniste, diététicien ou naturopathe qui vous aide au travers d’une approche équilibrée…Fuyez si vous décelez que son approche n’est pas équilibrée…